Aujourd’hui, c’est une autre blogueuse talentueuse, passionnée par l’éducation alternative et créatrice du site Ecole Alternative qui prend le clavier.

Je me reconnais beaucoup dans sa passion, et sa volonté de partager sur ces initiatives différentes en matière d’accompagnement et d’éducation des enfants.

Son article de ce jour trouve tout à fait sa place ici, car comme tu le sais, je suis moi-même une maman qui a fait le choix d’une alternative à l’école, et je suis partisane d’un apprentissage tout au long de la vie : un apprentissage qui n’a pas forcément besoin d’être cautionné par des diplômes, qui fait sens pour l’apprenant, motivé par la passion et l’envie.

Au final, ce ne sont pas les diplômes qui comptent le plus, ce sont les résultats! 

40 célébrités devenues riches sans école, sans diplôme et sans longues études

En France, il y a un mythe bien ancré dans la culture populaire, celui de la méritocratie scolaire.

On considère que pour réussir sa vie, il faut avoir été un bon élève, avoir fait de longues études et avoir de bons diplômes.

Pourtant, ce postulat ne se vérifie pas toujours, surtout dans la société d’aujourd’hui.

Regardez dans votre entourage, vos connaissances, avez-vous remarqué que ce ne sont pas ceux qui avaient les meilleures notes et étaient les plus diplômés qui ont la meilleure carrière professionnelle ou sont les plus riches ?

Certaines personnes décrochent un travail et réussissent brillamment sans avoir excellé à l’école ni même y être allés longtemps.

Ces autodidactes sont devenus acteurs, couturiers, ministres, hommes d’affaires, sportifs, millionnaires…

Qui sont-ils et comment ont-ils percé hors du système scolaire ?

Des autodidactes passionnés et persévérants

Ils n’ont pas fait d’études supérieures, certains n’ont pas le bac.

Leurs CV sont vierges de diplômes de l’enseignement supérieur et cependant, ils ont réussi à faire ce qu’ils aimaient.

Leur vie professionnelle est un succès.

Ils s’appellent Martin Bouygues, Steve Jobs, Bill Gates…

Ils ont créé Facebook, Ikea, Printemps, Free…

Leurs qualités et leurs points communs ? Ils sont passionnés, entreprenants, accros au boulot, audacieux, visionnaires.

Ils sont curieux, pragmatiques, iconoclastes, opiniâtres, persévérants. Ils ont soif d’apprendre.

Ils sont ambitieux, résilients et tenaces.

Des qualités qui ne s’apprennent ni à l’école ni dans les manuels scolaires.

Au contraire, de nombreuses études ont démontré que l’école traditionnelle avait tendance à tuer la créativité des enfants, à les formater pour en faire de bons petits soldats de l’entreprise, dociles et qui ne font pas de vagues.  

« Les autodidactes ont des atouts« , plaide Fabrice Larue, PDG de DI Group, le pôle médias de LVMH.

Fâché avec l’école, qu’il a quittée avant le BEPC, il a monté à l’âge de 20 ans, un petit groupe de presse gratuite.

Les autodidactes ont un penchant pour la pratique au détriment de la théorie.

Le comment les intéresse plus que le pourquoi. Ils apprennent énormément des autres. De leurs formateurs, de leurs collaborateurs, de leurs consultants, de leurs clients et de leurs fournisseurs. De leurs mentors.

Ils n’aiment d’ailleurs pas le mot « autodidacte » parce qu’on n’apprend pas tout seul, dans son coin. 

En fait, dans l’aventure de la création d’entreprise, les diplômes ne sont pas du tout une garantie de réussite.

« Quand on se lance, on est tous autodidactes, même à bac + 10 », affirme Louise Guerre, présidente du Centre des jeunes dirigeants.

Elle a créé Archimag, un magazine consacré aux nouvelles technologies, alors qu’elle était en deuxième année de thèse de troisième cycle en géographie urbaine, en 1985.

« Faire des études donne des facilités d’écriture, d’exposé, de mise en forme des idées, sûrement, mais cela ne sert pas à grand-chose quand on doit remplir sa première déclaration à l’Urssaf… »

Ses diplômes d’anglais, de sociologie et d’ethnologie ne lui ont pas été d’un grand secours dans le management au quotidien.

Le système scolaire ne convient pas à tous

Que l’on soit en France ou à l’étranger, le système scolaire classique ne convient pas à tous les profils d’enfants ou adolescents.

Pourtant, on pointe du doigt ces « cancres » : des enfants parfois intelligents et doués mais qui ne parviennent pas à rentrer dans les cases de l’éducation nationale.

Certains ont besoin de plus de temps pour s’adapter, d’autres d’un enseignement plus libre, certains ne peuvent supporter l’immobilité… Et c’est sans parler des problèmes de l’éducation nationale (violences, échec scolaire, nivellement par le bas, illettrisme, etc.)

Pour répondre aux besoins des enfants « différents » ou des parents aspirant à autre chose pour leur progéniture, se développe depuis plus de cent ans un mouvement éducatif visant à moderniser le système pour le mettre en phase avec les besoins du monde actuel et futur : l’éducation nouvelle, alternative.

Le postulat de l’école alternative est que le « problème » ne vient pas des élèves mais des méthodes et du cadre d’enseignement.

L’idée est d’y réintroduire de la bienveillance, du respect, de l’auto motivation, de la nature, du jeu, de l’art, etc.

Il est vrai qu’il fut un temps où le nombre de diplômés était nettement moins élevé qu’aujourd’hui et où il suffisait d’avoir un bon diplôme pour faire carrière. Ce n’est plus le cas dans la société contemporaine.

L’entreprise d’aujourd’hui requiert de nouvelles qualités – bonne communication, adaptabilité, créativité…- que l’école classique ne développe pas ou peu.

C’est pourquoi les écoles alternatives, qu’elles soient Montessori, Freinet, Steiner-Waldorf ou Sudbury, mettent l’accent sur le savoir-être et sur des compétences utiles dans la vie.

On apprend des tas de choses à l’école mais lesquelles nous sont vraiment utiles dans notre quotidien ? Et les savoirs et connaissances qui nous aideraient vraiment (bricolage, cuisine, micro-économie, management…) ne sont pas, ou peu, enseignés dans l’éducation nationale.

C’est pourquoi de plus en plus de parents se tournent vers les écoles alternatives ou l’alternative à l’école (instruction en famille), avec l’espoir que leurs enfants soient épanouis, se connaissent, explorent leurs passions, exercent un métier qu’ils aiment et développent des qualités et des compétences qui les prépareront au mieux aux enjeux de demain.

Une spécificité française

L’obsession du diplôme est un phénomène typiquement français.

En France, la méritocratie scolaire s’est imposée comme modèle de société.

Les titres et les statuts y sont plus importants par exemple qu’aux Etats-Unis, où le modèle du self-made-man est celui d’une personne qui se fait « tout seul » et réussit sans l’école.

Aux Etats-Unis, seuls 10% des grands dirigeants ont suivi un cursus universitaire prestigieux. Là-bas, comme en Grande-Bretagne, on s’intéresse davantage à ce que la personne a fait, à son parcours, à son expérience qu’à son diplôme.

Les éditorialistes anglais se moquent d’ailleurs du système élitiste à la française.

Les autodidactes sont en voie de disparition en France, alors qu’en Inde ou en Chine, on trouve de nombreux entrepreneurs qui font fortune en partant de rien.

Olivier Jacques, PDG du Coq sportif, s’ennuyait à l’école, à tel point qu’il jouait les intermédiaires entre des fabricants du Sentier, à Paris, et des distributeurs, alors qu’il était en terminale. A 19 ans, le jeune Alsacien montait sa première société de négoce de prêt-à-porter, puis une seconde. 

Top 12 des personnes les plus riches du monde qui ne disposent d’aucun diplôme universitaire.

1. Bill Gates, Microsoft
William ‘Bill’ Henry Gates III est le fils d’un avocat et d’une institutrice. Il abandonne ses études à Harvard pour élaborer un programme pour l’Altair 8800, l’ancêtre de l’ordinateur. Bill Gates fonde avec son ami Paul Allen Microsoft et décide de s’y consacrer entièrement.

2. Larry Ellison, Oracle
Lawrence Joseph Ellison n’est qu’un jeune homme quand il commence à travailler pour la société Ampex. Au sein de cette entreprise, il élabore une base de données pour un client très particulier : la CIA. Cette base de données se nomme Oracle. En 1977, il crée sa propre entreprise à qui il donne le même nom.

3. Amancio Otega, Zara/Inditex
Ce designer et homme d’affaires espagnol suit son père à travers l’Espagne, engagé comme ouvrier du chemin de fer. Otega a démarré sa carrière comme coursier pour des magasins de vêtements. En 1963, il commence à fabriquer et à vendre ses propres vêtements. Il ouvre son premier magasin en 1975 et se développe sous le nom de Zara. Ortega est propriétaire à 59,29 % des parts du groupe Inditex qui regroupe, Massimo Dutti et Bershka et emploie 14 000 personnes dans le monde.

4. Christy Walton, Wal Mart
Christy Walton Ruth est la veuve et héritière de John T. Walton, le fils de Sam Walton : le fondateur de Wal-Mart. Christy confie une grande partie de sa richesse à des œuvres caritatives, ce qui lui vaut le titre de femme la plus généreuse au monde.

5. Karl Albrecht, Aldi
Le père de Karl Hans Albrecht était un mineur puis un ouvrier dans une boulangerie. Sa mère avait une petite boutique dans un quartier populaire d’Essen. Après la Seconde Guerre mondiale, Karl et Theo reprennent l’épicerie de leurs parents. La chaîne de supermarchés Aldi voit le jour en 1961.

6. Ingvar Kamprad, Ikea
Ingvar Kamprad est un entrepreneur né : jeune garçon, il se lance dans la vente d’allumettes à ses voisins puis de décorations de Noël, de semences et de stylos. Il achète des produits en gros à un prix faible et fait un bénéfice sur la revente. À 17 ans, il reçoit un cadeau de son père et quitte les bancs de l’école pour fonder Ikea.

7. Li Ka-Shing, Vastgoed
Li Ka-Shing s’enfuit en 1940 avec sa famille à Hong Kong. Quand son père meurt, il quitte l’école et travaille dans une usine de plastique. En 1950, il crée sa propre entreprise avec ses économies : Cheung Kong Industries. Son groupe comprend l’entreprise Kruidvat. Plus tard, Li se spécialise dans l’immobilier et fait entrer sa société en bourse.

8. Liliane Bettancourt, L’Oréal
Liliane Bettencourt est la femme la plus riche d’Europe. En 1957, elle hérite de la fortune de son père, Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal. En 2010, elle est poursuivie en justice par sa fille qui l’accuse d’être sous l’influence de son ami photographe François Marie Banier, à qui elle a donné un milliard d’euros. Le gouvernement français perdra son ministre des pensions dans ce scandale.

9. Lee Shau Kee, Vastgoed
Lee Shau Kee, appelé le roi de la bourse asiatique, est le deuxième homme le plus riche de Hong Kong grâce à ses activités commerciales dans l’immobilier, les hôtels, le gaz et l’Internet.

10. Michele Ferrero, Chocolats Ferrero
Michele Ferrero doit, à 24 ans, reprendre l’entreprise de son père, Pietro, qui meurt d’une crise cardiaque à 1949. Pietro, pâtissier à Alba, a eu l’idée géniale de remplacer le cacao coûteux du chocolat par des noisettes et invente la pâte à tartiner Nutella, qui va inonder le marché. Le fils Michele s’avère doué en affaires et diversifie l’entreprise avec ses fameux Ferrero Rochers et autres Kinder Surprise.

11. Mark Zuckerberg, Facebook
Nommé plus jeune milliardaire de la planète à l’âge de 26 ans, Mark Elliot Zuckerberg a inventé le réseau social Facebook durant ses études à Harvard, études qu’il a rapidement décidé d’abandonner pour se consacrer à son projet. Il ne regrette pas l’abandon de ses études.

12. Michael Dell, Dell Computer
Michael Saul Dell fait des études de médecine à l’Université du Texas alors qu’il est déjà propriétaire d’une petite entreprise informatique. Grâce à un prêt de ses grands-parents, il arrête ses études à l’âge de 19 ans et crée Dell Computer Corporation qui deviendra un des plus grands fabricants de PC dans le monde.

Last but not least, Steve Jobs, ancien PDG d’Apple, a stoppé ses études au Reed College après seulement un semestre de cours. Cela pour fonder Apple quelques années plus tard et rencontrer le succès mondial qu’on connaît.

Et en France…

Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis ou en Asie qu’on peut devenir un self-made man. Les exemples français et francophones sont également nombreux.

François Pinault
Sixième fortune de France selon le magazine « Challenges », François Pinault a quitté l’école à 16 ans. En 1963, le fondateur du groupe Kering (ex-groupe Pinault-Printemps-Redoute) reprend la petite entreprise de bois de son père, qu’il développe avant de racheter de nombreuses sociétés du secteur. Son empire est lancé.

Jean-Claude Decaux
Fils d’un marchand de chaussures de l’Oise, il crée en 1964 le groupe de publicité JCDecaux connu pour avoir inventé l’abribus et avoir mis en place le Vélib’ à Paris. Il n’a aucun diplôme.

Alain Delon
Le célèbre acteur a un CAP de charcutier. C’est seulement lorsque Jean-Claude Brialy le repère et l’invite au Festival de Cannes que sa carrière est lancée. L’acteur, plusieurs fois césarisé, compte plus de 80 films à son actif.


Gérard Depardieu
Il ne possède que son certificat d’études primaires. Il a travaillé dans une imprimerie dès l’âge de 14 ans, avant de se lancer dans le théâtre à 17 ans.

Fabrice Luchini
a été apprenti coiffeur avant de débuter au cinéma à 18 ans. S’il décide de ne pas passer par la case « bac » et de se diriger vers le Septième art, c’est grâce à Philippe Labro, qui lui offre son premier rôle. Fabrice Luchini n’a alors que 18 ans, et tourne au côté d’une certaine Chantal Goya.

Adèle Exarchopoulos
La jeune actrice a raté son bac littéraire d’un seul point en 2011. Elle a ensuite décidé de ne pas le repasser pour tourner dans la Vie d’Adèle, Palme d’or au Festival de Cannes en 2013.

Christian Estrosi, député-maire de Nice, n’a jamais obtenu son bac. Il a préféré devenir pilote de moto. On le surnomme le « motodidacte ». Il est élu conseiller municipal en 1983, puis député en 1988, et maire de Nice en 2008.

Zinédine Zidane n’a pas eu besoin de passer le Bac pour devenir une légende internationale du foot français.

Mathieu Valbuena a un bac pro vente, Hugo Lloris un bac scientifique et Raphaël Varane un bac ES… seuls 9 joueurs de l’équipe de France au Brésil (sur 23) ont leur bac.

Jo-Wilfried Tsonga
Le champion de tennis a rejoint à 13 ans le Pôle Espoir de Poitiers. Il devient champion de France des 13-14 ans en 1999. Il n’a jamais eu son bac. Et pourtant son père et sa mère sont tous deux enseignants.

Pierre Bérégovoy, ancien Premier ministre sous la présidence de François Mitterrand, a dirigé le gouvernement entre 1992 et 1993. Titulaire du certificat d’études et d’un CAP d’ajusteur, il a débuté sa carrière professionnelle dans une usine de tissage.

George Marchais, ancien secrétaire général du Parti communiste français, a débuté sa carrière en tant que mécanicien-ajusteur dans une usine aéronautique. C’est son engagement syndicaliste, après la guerre, qui lui permettra de réussir la transition entre la mécanique et la politique, tandis que son élocution deviendra sa marque de fabrique.

Alain Ducasse a commencé en apprentissage dans un restaurant, puis a obtenu un diplôme de cuisinier dans une école hôtelière. Il préside la chaîne « Châteaux et Hôtels de France ». Il a également ouvert une école de cuisine.

Michel Drucker a enchaîné les petits boulots avant d’entrer à l’Office de radiodiffusion télévision française (ORTF). A 23 ans, il se lance en tant que journaliste sportif avant de devenir le présentateur d’émissions à succès.

Jean-Paul Gaultier, le couturier le plus connu de France, n’est pas passé par une école de haute couture. Il a simplement été repéré par Pierre Cardin, qui a décidé de l’embaucher au vu de son talent.

Mais aussi… Laurent Voulzy, Alain Souchon, Sébastien Loeb, Vanessa Paradis, Emmanuel Devos, Djamel Debbouze, Pierre Perret, ou encore Francis Cabrel : ces célébrités n’ont pas le bac.

Xavier Niel (Free), Alain Afflelou, Jean Claude Bourrelier, et Jacques Dessange sont des chefs d’entreprises qui n’affichent pas de diplômes et ont pourtant lancé des entreprises et groupes majeurs de l’économie française.

40 célébrités devenues riches sans école, sans diplôme et sans longues études

2 pesnées sur “40 célébrités devenues riches sans école, sans diplôme et sans longues études

  • 19 avril 2017 à 10 h 01 min
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    Merci pour la publication ! 🙂 Il y a aussi l’acteur écossais Sean Connery que je n’ai pas cité (je l’ai appris lors de notre récent séjour en Ecosse), qui a quitté l’école à 17 ans. Et aussi un autre écossais, le magnat de l’acier Andrew Carnegie, qui s’est éduqué en allant lire des livres dans les bibliothèques proches de sa maison. Il est plus tard devenu « l’homme le plus riche du monde ».

    Pour faire le lien avec la thématique « gagner de l’argent » ou l’indépendance financière, beaucoup d’entrepreneurs à succès ont eu un parcours scolaire différent, atypique, et je pense que c’est lié. 🙂
    D’ailleurs, le blogueur Olivier Roland, connu pour ses blogs sur l’indépendance financière, auteur d’un best-seller qui parle de son parcours de « mauvais élève », milite pour un enseignement différent, pour le « hack-schooling ». 🙂

    Apprendre est naturel, on ne devrait forcer personne à le faire !

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    • 21 avril 2017 à 11 h 23 min
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      Coucou Marie,
      Merci à toi pour l’article 🙂
      Oui, je suis d’accord avec toi, je pense que cette éducation atypique joue pour l’accès à l’indépendance financière 🙂
      Tu as lu le dernier livre d’Olivier Roland?
      Personne n’a besoin d’être forcé pour apprendre oui !

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